Séminaires de doctorat

Séminaires de recherche

 

L’étudiant-e est tenu-e de participer, durant la rédaction de sa thèse, aux séminaires de doctorat offerts par la formation, en accord avec son directeur/ sa directrice de recherche (au minimum un séminaire par an pendant la durée de réalisation du projet), ainsi qu’aux séminaires dispensés dans le cadre de son école doctorale de rattachement (voir organisation de la recherche : École Pratiques et Théories du Sens, École Sciences Sociales).

Les séminaires accompagnent une recherche en cours et requièrent la participation active de l’étudiant-e : exposés, comptes rendus de recherches, étude de textes et documents, participation aux débats.

Les doctorant-e-s sont invité-e-s à participer aux colloques, journées d’études, et rencontres thématiques organisés par la formation. 

Un séminaire doctoral collectif est proposé par l’UMR LEGS. Il s’inscrit dans le cadre des formations dispensées par les Écoles Doctorales.

 

Doctoriales

 

Des doctoriales, journées d’études permettant aux doctorant-e-s de présenter leurs travaux et d’en discuter en présence d’autres doctorant-e-s et des directeurs/trices de recherche, sont organisées chaque année dans le cadre du LEGS et des autres équipes dispensant une formation doctorale en études de genre.

 

La liste présentée ici n’est pas exhaustive.

 

TRADUIRE LE GENRE 

Séminaire du LEGS (2018-2019)

Animé par Éric Fassin, Akila Kizzi, Heta Rundgren et Marta Segarra.

 

Descriptif

Ce séminaire mensuel, réunissant l’ensemble de notre laboratoire, mais ouvert à tou.te.s, met la notion de traduction ‒ dans divers sens, linguistique bien sûr, mais aussi culturel et politique ‒ au centre d’une réflexion sur les potentialités mais aussi les limites des études de genre en tant que champ de recherche à la fois transdisciplinaire et transnational. Pour étudier le transfert d’idées au-delà des frontières, le genre est en effet un exemple privilégié, tant les études de genre s’internationalisent. En outre, aujourd’hui, l’internationalisation des campagnes contre la (supposée) « idéologie (ou théorie) du genre » contribue à diffuser le mot bien au-delà du monde universitaire, ce qui nous engage à réfléchir à nouveaux frais à son impact social en même temps qu’à sa portée politique. Il convient donc de réfléchir en mobilisant la notion de traduction culturelle, comprise comme une théorie et une pratique qui révèlent les limites des discours hégémoniques et universalisants, aidant ainsi à « situer » la connaissance dans des contextes précis. Le « genre » n’est pas un concept qui peut être utilisé universellement, indépendamment des contextes, selon des paramètres préfixés ; au contraire, cette notion se trouve modifiée et enrichie lorsqu’elle est employée dans des contextes politiques et culturels divers et en particulier dans des langues différentes.

Ce séminaire posera un ensemble de questions. Comment différents contextes sociaux infléchissent-ils les multiples manières d’interpréter, de manier, de lire le genre ? Quels types de traduction politique et culturelle accompagnent-ils chaque franchissement des frontières géographiques, linguistiques ou disciplinaires ? Comment le genre se traduit-il (ou pas) dans différents contextes théoriques, que ce soit dans les sciences sociales, les études littéraires, la philosophie, les sciences dites « dures », etc. ?

 

Le séminaire se tiendra chaque mois, un vendredi de 16h30 à 18h30 (première séance le 5 octobre). Nous donnerons la parole à des invité·e·s, praticien·ne·s ou théoricien·ne·s de la traduction, dans divers domaines (lettres et philosophie, sciences sociales, arts, etc.). La séance sera précédée d’une réunion interne sur les questions de vie du laboratoire, de 15h30 à 16h30.

 

5 octobre (première séance) : Atelier participatif de lecture et de traduction organisé par le Réseau Lectures féministes (https://feministreadings.org/), précédé d’une présentation du séminaire.

 

(Dates ultérieures à préciser.)

 

L’INVENTION DU GENRE OU LES FINS DES SCIENCES HUMAINES

 

Séminaire doctoral animé par Anne E. Berger ouvert à tout public organisé sous l’égide de l’UMR LEGS et du Collège international de philosophie.

Les séances ont lieu une fois par mois le lundi ou le jeudi de 18h à 20h au Collège International de Philosophie (CiPH, 1 rue Descartes, Paris 5e).

 

 

 

 

 

Le genre s’est imposé à partir des année quatre-vingt-dix comme une catégorie et un outil d’analyse majeurs dans le champ des sciences humaines. Sa conceptualisation n’a jamais été homogène, en raison du caractère composite de son élaboration et des différents « foyers épistémiques » de son émergence et de ses reprises. Il reste que les études de genre constituent à plus d’un titre la pointe la plus avancée des sciences humaines et la conséquence la plus rigoureuse de l’invention des sciences humaines en Occident. Ces dernières sont en effet le fruit d’une interrogation sur la nature, le sens et la place de « l’homme » dont le XVIIIe siècle a proclamé l’urgente nécessité. On peut dire que « l’étude de l’homme » préconisée par Rousseau trouve à la fois sa limite et son accomplissement dans les études de genre. Dans le sillage des women’s studies, celles-ci ont montré que la première ne pouvait être adéquatement poursuivie sans faire droit à l’étude ou aux études des femmes, quoi qu’on entende sous ce terme. Un tel élargissement de l’objet et de la perspective engageait nécessairement dans son sillage une reproblématisation de l’humain, de sa définition et, partant, de ses frontières internes aussi bien qu’externes. Enfin, si les sciences humaines procèdent de la « découverte », elle-même historiquement déterminée, du caractère fondamentalement historique (et/ou culturel, et/ou social) de « l’homme », si elles n’ont pu formuler leur objet et définir leur périmètre qu’en postulant la nécessaire distinction de la « nature » et de la « culture », les études de genre ont bel et bien contribué à radicaliser cette axiomatique, jusqu’à inverser les termes de la relation présumée entre « nature » et « culture ». La distinction entre sexe et genre relève en effet de la même matrice logique et philosophique que la distinction entre nature et culture, avec laquelle elle coïncide plus ou moins. La question se pose aujourd’hui de la pertinence du maintien de ces termes comme horizon ou cadre théorique des sciences humaines en général et des études de genre en particulier.

 

Interviendront dans ce séminaire Fabienne Brugère, Eric Fassin, Fabian Fajnwaks, Delphine Gardey, Thierry Hoquet, et Giulia Sissa.

 

 

Programme du 1er semestre :

 

12 novembre, avec Giulia Sissa, historienne de l’Antiquité et philosophe ( Laboratoire d’études de genre et de sexualité, UMR LEGS, UPL / CNRS et University of California at Los Angeles). “L’expérience du genre. Sexualité, sensualité, incarnation”.

 

17 décembre, avec Thierry Hoquet, philosophe, professeur à l’université Paris Nanterre et membre de l’Institut de Recherches Philosophiques. “Un alternaturalisme est-il possible ?”

 

Programme du 2d semestre à préciser

 

GENRE, HISTORIOGRAPHIES ET HISTOIRES DES ARTS : LE MATRIMOINE EN QUESTIONS

 

6 journées réparties sur l’année. Ce séminaire est un atelier de recherche, ouvert aux étudiant-e-s de master, aux enseignant-e-s chercheuses/chercheurs, doctorant-e-s et artistes. Il est conçu comme un espace d’échanges et de réflexions communes, et de construction de la recherche.

Cadre thématique :

En questionnant la présence d’artistes femmes et le genre, les histoires des différents arts peuvent être appréhendées de façons renouvelées, à la fois en termes de contenus et de méthodes, jusqu’à poser la question des présupposés de l’historiographie.

 

 

 

 

 

L’approche s’inscrira nécessairement dans la perspective des études de genre, interrogeant les rapports de pouvoir, les hiérarchies induites par le genre, mais aussi la façon dont le genre croise d’autres perspectives, comme les questions de classe ou de race. Elle sera pluri- et interdisciplinaire, mettant en relief les parallèles et les divergences dans les différents domaines artistiques. Les modalités d’analyse pourront être variées, esthétiques, anthropologiques, littéraires, etc.

Organisation :

Chaque journée se déroulera autour de 2 présentations, matin et après-midi. Il ne s’agit pas de travaux aboutis, mais de recherches en cours. Chaque présentation, d’environ 1h sera suivie d’1h 30 de discussion. L’objectif est de mutualiser les compétences, les approches, et de permettre à chacun-e – intervenant-e ou non – de bénéficier de la collaboration de tou-te-s.

L’approche de cet atelier étant pluridisciplinaire et transhistorique, pour permettre au groupe de mieux appréhender la présentation, chaque intervenant-e fournira une semaine auparavant un résumé exposant le thème et le contexte pour permettre aux personnes qui ne sont pas spécialistes de mieux suivre, ainsi que les questions à discuter lors de la séance, la façon dont la collaboration du groupe est sollicitée.

Calendrier :

Les mardis 13 novembre, 11 décembre, 12 février, 12 mars, 16 avril et 14 mai.

Horaires : 10h à 16h 30.

Lieux : Université de Paris X Nanterre, Maison de la recherche Bâtiment Max Weber.

Modalités d’évaluation : S’agissant d’un atelier de recherche, une présence régulière est nécessaire, de même une participation aux discussions (mais il n’est pas nécessaire de présenter soi-même un objet de recherche).

L’évaluation portera sur un dossier, de préférence lié à la recherche entreprise par chacun-e.

Une bibliographie sera fournie à la première séance.

Inscriptions : Hélène Marquié : helene.marquie@univ-paris8.fr